Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross

Cartographier ma propre Connexion par Maëlle Gross

2023 · Édition de 1

Pour sa première exposition personnelle Malefica au Centre d’art contemporain Yverdon-les-Bains, CACY, l’artiste suisse Maëlle Gross s’est penchée sur la figure de la sorcière. Le centre d’intérêt n’était pas la figure fantastique ou démoniaque, mais la sorcière comme surface de projection de l’exclusion sociale – et en même temps comme symbole de savoir, d’autodétermination et de résistance. Des œuvres textiles, des vidéos, des bannières et une sculpture sonore formaient un espace d’exposition multidimensionnel et physiquement perceptible.

Deux tapis grand format constituaient des éléments centraux de l’exposition. Le tapis blanc circulaire Helen porte un poème dont les caractères ressortent en relief de la surface. L’écriture est basée sur un alphabet que la spirite suisse Hélène Smith a développé à la fin du 19e siècle pour communiquer avec un monde extraterrestre qu’elle décrivait. Le langage devient ici matière, structure et expérience spatiale.

Pour l’exposition Déplier les mondes à Labanque à Béthune, Helen a ensuite été réalisée à nouveau dans un format plus petit. L’écriture disposée en spirale s’intègre là dans une exposition sur les mondes invisibles, les voix spirites et les formes alternatives de perception.

Le deuxième tapis porte le titre Mapping my own connexion. Sa forme colorée et irrégulière représente une cartographie abstraite du placenta – un organe de connexion, de protection et de transmission. L’œuvre est conçue non seulement comme une image, mais comme un espace praticable et utilisable : une surface sur laquelle les gens peuvent s’allonger, lire, réfléchir et se rassembler. Le tapis, réalisé en pure laine vierge, mesure 300 × 250 centimètres et a été tufté avec de la laine teinte dans la masse.

Avec ces œuvres, Maëlle Gross libère le tapis de son rôle purement fonctionnel ou décoratif. Il devient support d’image, espace de parole et territoire social – une forme d’art qui peut être non seulement regardée, mais aussi vécue physiquement.

Ruckstuhl a soutenu le projet artistique par un sponsoring en nature et a ainsi pris en charge une partie de la production textile.

Variante

Material

laine vierge reine

Technologie

Tufting robotisé


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